Des containers d’armes ont traversé le Septentrion Cameroun.

Par Javis Nana

La Gendarmerie camerounaise vient de mettre le grappin sur une importante cargaison d’armes de guerre de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci).

L’information a failli échapper à l’attention de la presse n’eut été la vigilance des journalistes. Tout d’abord, c’est le quotidien camerounais « Le Messager », qui a rapporté l’information selon laquelle, ce sont pas moins de 30 containers en provenance du Tchad et suspectés de contenir des armes qui ont été saisis, le vendredi 4 mars 2011 à Garoua-Boulai, une bourgade du département du Lom et Djerem, par la brigade de gendarmerie locale, après avoir traversé par routes les trois régions septentrionales que sont Maroua, Garoua et Ngaoundéré.

De quoi s’agit-il ? Notre confrère Jean François CHANNON, auteur du tout premier article sur ce sujet, qui cite une source sécuritaire proche de la légion de gendarmerie de l’Est camerounais, précisément à Bertoua, révèle que la brigade sus-citée a mis la main sur 15 camions semi-remorques portant chacun deux containers frappés du sigle « ONUCI ». Ce convoi qui provenait du Tchad est arrivé au poste de contrôle frontalier de Garoua-Boulai et a été intercepté par un élément de la gendarmerie qui voulait savoir le contenu dudit convoi. Les conducteurs des camions qui ont d’abord opposé un refus aux gendarmes, prétextant qu’ils transportent des vêtements, finissent par ouvrir les deux premiers containers sur insistance des forces de l’ordre. Et là, elles seront surprises de découvrir des armes de guerre. « Après avoir identifié les chauffeurs, nos éléments ont demandé à connaître ce qu’ils transportaient dans les containers. Tous ont déclaré qu’il s’agissait de vêtements en coton qu’ils sont en train de convoyer vers le port de Douala. Ce qui a attiré l’attention des gendarmes est le fait qu’il y avait sur chaque container la mention ‘’ONUCI Bouaké Côte d’Ivoire’’.

Il se trouve qu’un convoi des Nations unies ne peut pas venir d’un pays voisin, et traverser ainsi tout le pays sans que les autorités militaires et de sécurité du pays concerné n’aient été informées. C’est pour cette raison que nos éléments ont tenu à vérifier ce qui se trouvait dans ces containers », a indiqué cette source militaire au confrère de Le Messager. D’autres informations issues des interrogatoires attestent que le nom de le Sieur Alassane Ouattara aurait été cité par un monsieur d’origine libanaise, que nous n’avons pas pu identifier; est venu s’enquérir de la situation sur place afin d’entamer les négociations. Même si  l’issue de ces négociations n’a pas été révélée, une source policière proche du dossier a pu constater qu’une partie du convoi a pris la route à destination de Douala sous forte escorte de la gendarmerie camerounaise. D’après certaines indiscrétions des chauffeurs qui avaient pris  des chambres dans une auberge proche de la légion de gendarmerie, les contenairs ont quitté Bertoua le 10 mars à 7h 00 pour Douala et quelques unes des plaques d’immatriculation ont pu être repertoriées : 18S2408A, 18S2411A, 18S2409A, CESR8553A, T8S1402A, 18S2337.

 

 

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