A l’initiative du délégué général des étudiants de l’université de Ngaoundéré, le campus de Dang a vibré du 9 au 12 mars dernier au rythme de la diversité culturelle camerounaise et africaine
Par Salomon Kankili
L’édition 2011 du Festi-Mofturde (rassemblement en langue fulfulde) a rendu son tablier samedi dernier sur le campus universitaire de Dang. Le grand rendez-vous culturel de l’université de Ngaoundéré a connu la participation d’une quinzaine d’associations ethniques dont les groupes Mafa, Dii, Sawa et autres Guidar…L’Union des étudiants tchadiens de l’université de Dang n’est pas restée en marge du Festi-Mofturde. Du 9 au 12 mars dernier, le campus érigé en « village du festival » a vibré au rythme de toute la diversité culturelle camerounaise et africaine : danses traditionnelles, foire gastronomique, expositions artisanales, conférence, jeux-concours et concert de musique. Ce sont là quelques unes des activités phares du festival Mofturde.
« On dirait un mini festival national des arts et de la culture car toutes les cultures y sont présentées. Je suis fortement impressionné (…) ma présence témoigne du soutien du ministère de la culture en même temps qu’elle est synonyme d’encouragement », a déclaré le délégué régional de la culture pour l’Adamaoua. Selon Mazi Sanda, délégué général des étudiants (Dge) de l’Université de Ngaoundéré et initiateur du Festi-Mofturde, l’idée était de permettre la promotion et la vulgarisation des cultures. « Nous sommes partis d’un constat l’an dernier : les étudiants du Cameroun en général et ceux de l’Université de Ngaoundéré en particulier ont tendance à mettre de côté leurs cultures. A travers le festival Mofturde je crois que l’objectif de rassembler les diversités culturelles est en train d’être atteint. D’où le thème s’unir dans la diversité. Nous pensons que cette idée est appréciée par les cops, d’où la mobilisation particulière de cette année 2011 », explique-t-il.
A la différence de l’édition 2010 qui a été un fiasco spectaculaire, le Festi-Mofturde 2011 a remporté le pari de la mobilisation. Ce succès sans précédent est une conséquence de la récente marche des étudiants en faveur du chef de l’Etat. « Nous n’avons pas fini de dire merci au chef de l’Etat pour les mesures de recrutement à la fonction publique. La marche hors du campus a mal été interprétée. Beaucoup ont estimé que les étudiants avaient boycotté pourtant il n’en fut rien. Il s’est agi d’une marche spontanée des jeunes de Ngaoundéré 3e. Ce festival nous l’avons organisé dans la continuité de nos remerciements au chef de l’Etat. C’est parce que les étudiants adhèrent qu’ils sont venus en masse comme un seul homme pour soutenir nos institutions étatiques à travers la culture », s’en est réjouit Mazi Sanda. La communauté universitaire de Dang a vécu son plus grand festival des arts et de la culture.

