Elle fait parti des 3282 volontaires du Corps de la paix (Peace Corps) établi au Cameroun il y a 49 ans. De son séjour au pays des lions indomptables Diane Fernbacher s’en souvient comme si c’était hier. A l’occasion de la journée internationale des volontaires, l’américaine originaire de la Californie revient son passage au Cameroun il y a 30 ans.
Qu’est-ce qui vous a poussé à faire du volontariat?
J’avais un ami au lycée qui était dans le Corps de la Paix. C’est lui qui m’a amené à faire quelque chose pour un pays sous-développé dans un mode positif. Mais au-delà , j’aime toutes sortes de personnes, ma famille, mes amis, la nature, la lecture et la marche le long de l’océan.
Comment êtes-vous arrivée au Cameroun et comment s’est passé votre séjour?
Le recrutement a eu lieu à San Francisco. La requête a été longue. En fin de compte, j’ai dû passer un week-end à Harpes Ferry pour déterminer si nous étions capables de suivre ce programme de développement communautaire au Cameroun. Ensuite, il y a eu une formation qui a duré 10 semaines à Nashville et ensuite 4 semaines à Mbalmayo au Cameroun. Ma mission a commencé en mars 1979 et j’ai passé 2 années à Ketté à l’Est du Pays. Mon séjour a été merveilleux. Les gens de ce village ont été très gentils et accueillants avec moi. Je me suis sentie à la maison et en sécurité. J’ai travaillé avec les villageois dans le développement de la santé en milieu rural et j’ai voyagé à travers moto avec mon homologue camerounais, une infirmière, dans les villages environnants. Nous avons nettoyé des sources d’eau, développé des comités de santé, construit des latrines et j’ai aussi travaillé avec les enseignants de l’école pour éduquer les enfants en santé.
Avez-vous quelques souvenirs du Cameroun?
Je suis revenue ici (Ndlr: aux États-Unis) avec beaucoup de souvenirs. Des tissus magnifiques, des livres, des Å“uvres d’art en bois, des gravures de papillons, des bijoux, des calebasses, etc. Le pays me manque tout comme les gens. C’était aussi merveilleux que les populations. Je suis restée en contact avec de nombreux volontaires du « Peace Corps » ayant servi avec moi ainsi que des Camerounais. Mais au fil des ans, j’ai perdu ces contacts, car ça fait 30 ans maintenant.
Si vous deviez retourner au Cameroun, le feriez-vous de nouveau?
J’aimerais bien y retourner et visiter. Mais ce ne sera pas en tant que volontaire. Je recommande l’expérience à de nombreuses personnes et chaque année, je vais dans une école pour partager mon expérience avec les élèves.
Propos recueillis par Agnès Tailé

