Issa/Hassana Tchiroma : la rupture consommée

Le frère du ministre de la communication n’entend plus jamais militer au sein du Fsnc pour avoir été chassé dudit parti. 

Par Telesphore Mbondo Awono

L’une des missions du ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary actuellement à Garoua, en plus de prendre la température qui règne dans cette ville après l’arrestation de Marafa Hamidou Yaya, était de ramener dans les rangs de son parti le frère cadet Hassana Tchiroma. D’après nos sources, la première personne demandée par le ministre à l’aéroport à sa descente d’avion vendredi dernier en provenance de Yaoundé, était son frère cadet. Il n’a pas été déçu à ce niveau puisque son frère était effectivement présent l’invitant fraternellement à prendre place à bord dans son véhicule pour faire ensemble le trajet qui sépare l’aéroport à leurs deux résidences respectives. Rien n’a filtré, dit-on, des conversations que les 2 hommes ont eues durant ce trajet. Selon notre source « les 2 hommes ont toujours pris le repas ensemble mais que cette fois M. Hassana a décliné l’offre malgré l’insistance du ministre ». La même source affirme que « c’est au cours de ce repas que les deux hommes débattaient des problèmes, de la vie du parti et sur bien d’autres faits politiques ». Hassana Tchiroma ne fait plus parti des effectifs du parti tel que l’attestent les conclusions des assises extraordinaires du Comité directeur du Front pour le salut national du Cameroun (Fsnc) réuni le 4 mars à Yaoundé aux cours desquelles Hassana Tchiroma avait été demis de ses fonctions de Secrétaire national à l’organisation du Fsnc. De sources bien introduites, le ministre n’a pas désarmé immédiatement après le refus de son frère de partager le même repas. Il aurait envoyé d’autres personnes rencontrer son frère pour qu’il revienne à des meilleurs sentiments surtout au moment où ce dernier a clairement pris position pour Marafa Hamidou Yaya après son arrestation même si celle-ci est nuancée après la publication de la lettre de Marafa, qu’il dit être allé loin en demandant au président Biya ne pas se représenter en 2011. « Mon frère avait peut-être péché par naïveté parce qu’il n’a pas compris que la girouette doit suivre la direction du vent. Il ne revient pas à un collaborateur fut-il le meilleur parmi eux de demander à son chef de partir », souligne-t-il dans une réaction après la publication de cette lettre. Mais dans d’autres circonstances, il reste solidaire à Marafa qu’il dit être victime tout comme les Peuls, d’une conspiration médiatique. Nos sources indiquent que l’ex-Secrétaire national à l’organisation du Fsnc a opposé un refus catégorique de renouer encore avec le parti de son frère. Il a de la peine à oublier « l’humiliation » dont il a fait l’objet dans les médias (Cf Cameroon Tribune du 4 et du 6 mars 2012 ainsi que le poste national de la Crtv). En rappel, c’est un droit de réponse adressé à l’hebdomadaire La Nouvelle, qui avait préalablement publié un rapport faisait étalage d’un réseau dont Marafa serait le chef et dans lequel tous les acteurs étaient des Peuls, qu’Hassana Tchiroma a été demis de ses fonctions. Il était reproché à ce militant de première heure, un comportement incompatible avec l’esprit et la lettre des statuts et règlements intérieurs du Fsnc. Une exclusion que le concerné n’arrive pas à digérer, selon ses proches, surtout lorsqu’il se rappelle que son frère fait parti des rédacteurs si oui, le principal rédacteur du Mémorandum des ressortissants du Grand-Nord. « Qui est plus régionaliste que l’autre ? » Murmure-t-on dans l’entourage du banni du Fsnc.

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